lundi 18 mars 2013

Sylvain Ward

Un des meilleurs joueurs de sa génération, Sylvain Ward s'est donné à l'improvisation pas pour gagner des prix ou des matchs, mais bel et bien pour l'amour du spectacle, un spectacle les limites duquel il a su pousser les limites autant au niveau universitaire qu'après, donnant deuxième vie à sa carrière d'impro à travers des ateliers de formation offert à la prochaine génération, et la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus.

Dès ses débuts à la Polyvalente Marie-Esther, Sylvain se démarque avec un jeu déjà solide surtout grâce à sa force première, la création de personnages. Il était capable de charmer le public très rapidement avec son évident talent de comédien. À son arrivée à la Licum en septembre 2002, Sylvain capte vite l'attention de tous et devient un favori des spectateurs. Il accède à l'équipe-étoile de l'Université de Moncton dès sa deuxième année et grave son nom sur la CUI en tant que substitut. Mais comme cela arrive souvent, un joueur méritera sa CUI plus tard dans sa carrière universitaire. Justement, son entrée en art dramatique propulse son jeu vers de nouveaux sommets. Chaque année, on lui demande de représenter l'Université de Moncton à la Coupe universitaire et son jeu reste en constante évolution. Il deviendra un des meilleurs joueurs du Nouveau-Brunswick, en mariant les outils du comédien à ceux de l'improvisateur né.

Quand la Licum passe à ce qu'elle appelle "Phase 2", Sylvain est parmi les joueurs finissants qui poussent les limites de ce qui peut se faire en impro en matière de ton et d'audace. Un des fondateurs des Impromptus après ses études, il amène au groupe ses personnages vrais et cocasses, un élément musical qui change le champ sonore de l'improvisation au N.-B., et se retrouve souvent en charge des mises en scène et de la scénographie des spectacles. Son amour pour l'improvisation l'apporte à donner des ateliers dans toutes les écoles secondaires de la province - soit à travers les Impromptus ou la FJFNB - où il sert de modèle à plusieurs. C'est lui qui développe le concept de "La Table", une occasion pour les jeunes d'approfondir leur vocabulaire d'impro avec des vétérans et experts lors de tournois, expérience qui a bénéficié à plusieurs équipes dans les dernières années. Par son refus de s'asseoir sur ses lauriers et toujours pousser le jeu dans différents sens, Sylvain sera toujours reconnu comme un joueur ayant son public à coeur et ce public le reconnaîtra comme un des grands.
(Texte: Rémi Goupil avec Michel Albert. Photo: Isabel Goguen)

lundi 26 novembre 2012

Richard Therrien

Le Temple offre pour la première fois un honneur posthume en la personne de Richard Therrien, grand facilitateur d'improvisation à l'Université de Moncton Campus d'Edmundston.

C'est en 1985 que M. Therrien, alors directeur des activités socioculturelles du Centre universitaire Saint-Louis-Maillet (maintenant l'UMCE), accepte l'offre de Ghislain Taschereau de la LI2FUM (maintenant la LICUM) de donner un atelier d'improvisation à Edmundston. C'est suite à cet atelier que les participants, dont deux membres actuels du Temple, Michel Hédou et Michel McSween, forment la Ligue d'Improvisation LOuis-MAillet (LILOMA). C'est Richard qui a par la suite fait toutes les démarches nécessaires non seulement pour former la LILOMA, mais aussi pour s'assurer que les membres de la nouvelle ligue participent à la toute première Coupe Universitaire d'Improvisation à Trois-Rivières en 1987, où il leur sert d'entraineur, leur premier.

Déjà une force culturelle dans la communauté du Madawaska à travers sa première passion, la troupe folklorique des Danseurs de la Vallée St-Jean, il aurait pu s'en tenir à se concentrer sur cette activité seule. Mais son amour pour l'improvisation aura fait en sorte que les équipes auraient rarement besoin de faire des campagnes de financement pour aller aux tournois, une partie de son budget toujours réservée à ce comité. Plus d'une fois, il aura suivi l'équipe à la CUI pour donner son appui, ou même pour participer en tant que juge (pendant la période où un tel poste était requis), toujours avec intelligence et intégrité.

Son décès dans un accident de route en septembre 2002 a créé un grand vide à l'UMCE, un vide qui n'a jamais été rempli. Par manque d'appui socioculturel, la LILOMA qu'il a aidé à fonder, a cessé d'exister en 2005. Afin de l'honorer, un tournoi amical portant son nom a été tenu entre 2003 et 2005, au profit d'un fonds de bourse qu'il avait créé en honneur à ses parents.

M. Therrien aurait pu ignorer ou négliger l'offre de Ghislain Taschereau, mais grâce à son souci pour le développement culturel dans sa région, la LILOMA a pu connaître des belles années entre 1985 et 2005. S'il aurait dit non, il est possible de croire que les Michels Hédou, McSween et Albert, les Daniel Carrier, Philippe St-Onge et Marc Lebouthillier de ce monde - pour ne nommer que des Templiers - n'auraient pas commencé ou continuer leur cheminement en improvisation. Prenons un moment pour se souvenir du pionnier qui nous a donné toute une branche de notre famille d'improvisation. (Texte : Michael Plourde avec Michel Albert. Photo : Société historique du Madawaska)

lundi 19 mars 2012

Eric "Jamaican Tornado" Lavoie

Si le numéro 99 est associé dans la LNH à un des plus grands noms du hockey, soit celui de Wayne Gretzky, dans le monde de l’improvisation au Nouveau-Brunswick, ce numéro est, et sera pour toujours, celui d’Éric « Jamaican Tornado » Lavoie.

Autant bâtisseur que joueur émérite, Eric est le coeur et le sang de l'équipe de la Polyvalent Thomas-Albert de Grand-Sault où il est entraineur depuis longtemps, une équipe qui profite bien de son expertise et de sa passion pour le jeu. Il a également prêté appui à la Ligue d'Improvisation Chaleur pendant la majorité de ses années d'activité, autant en tant que joueur qu'officiel, conduisant des routes dangereuses pour s'y rendre de façon régulière. C'est le genre de gars qui vient à une Coupe universitaire juste pour la chance d'y être juge de ligne.

Parce que réalisez bien : Eric en MANGE de l'impro. Comme entraîneur ou comme joueur, c'est sa capacité de donner de lui-même qui surprend et impressionne. Sa façon de prendre soin de ses jeunes, de diriger son équipe, fait de lui l’entraineur le plus respecté du circuit, comme le fait foi ses nombreux titres d’entraîneur du tournoi, prix qu’il remporte pratiquement chaque année. Il ne veut pas que ses joueurs gagnent à moins qu'ils ne gagnent BIEN, une qualité inestimable chez un formateur d'impro. Un joueur qui veut avant tout offrir le meilleur spectacle possible, il ne laisse rien l'empêcher de le faire. Il a joué malade et blessé, mais toujours su donner ses meilleures performances dans les moments les plus importants - un modèle de bravoure et de persévérance pour les improvisateurs de la province.

Et que dire de son jeu tout aussi influant? Un jeu physique aux expressions faciales démesurées et au sens du punch incroyable. Son sens de la répartie et sa capacité de nous transporter dans un univers absurde et loufoque est souvent immité, mais rarement égalé. La raison est simple : Tornado ne se couche jamais sur ses lauriers. Il continue de paufiner son jeu, d'aiguiser sa vitesse d'esprit, et refuse de les prendre commes des acquis. Après bien des sacrifices, Eric prend enfin sa retraite pour se concentrer sur sa famille grandissante, et les improvisateurs de la province le remercient pour son temps, son énergie et oh, combien de rires. (Éléments de texte : Justin Guitard et Michel Albert; Photo : Audrey Lizotte)

Daniel "Puce" Carrier

Peu de joueurs ont réussi à exceller à la fois au secondaire, et sur deux campus universitaires comme la fait Daniel "Puce" Carrier. Daniel est un paradox de l'improvisation. Lors de ses années d'improvisation, il était réservé mais brillait sur la glace, il était calme mais plein d'énergie, il était compétitif mais zen. Il était un joueur qui passait souvent inaperçu jusqu'au moment où il prenait une improvisation médiocre et la rendait intéressante et divertissante. Et bien qu'un joueur de calibre aux tournois, il ne voulait pas pour autant sentir la pression de la "compétition" et voguait plutôt dans le sens de la générosité.

Son trajet commence à à la Cité-des-Jeunes A.-M.-Sormany où il fait immédiatement l'équipe-étoile, puis en devient capitaine. En trois ans ('95 à '97), deux victoires à la Gougoune Dorée et une finale. En '96-'97, il est le seul joueur du secondaire retenu pour jouer dans la ligue civile LIMA. En '97-'98, avec l'aide de ses partenaires Christian "Moose" Lajoie et Dominic Dalpé, il redonne à la LILOMA (Ligue du Campus d'Edmundston) une stabilité et une fierté après plusieurs années de néglect, grâce à une ethique de travail et un montant incroyable de promotion. Il devient de loin un des joueurs les plus aimés de l’histoire de la LILOMA et à lui seul est capable d’attirer des partisans. C'est avec le Campus d'Edmundston qu'il participera à 4 Coupe universitaires d'Improvisation, la dernière à titre d'entraîneur, guidant en 2002 son équipe à sa meilleure performance à la CUI.

Il se rend ensuite à Moncton, où il jouera dans la Licum et y remportera une CUI en 2004. Ajoutons à son C.V. une victoire au Tournoi Richard Therrien, une participation à la Ligue d'improvisation acadienne, des matchs dans plusieurs festivals, et de nombreux prix personnels. Et pour tout ça, Puce a toujours su rester humble et généreux. On le verrait dans un livre "Un bon exemple de..."

Sa générosité et capacité d'être rassembleur est à la source de plusieurs belles histoires d'impro, comme la fois qu'il a pu assembler une équipe complète d'officiels à la dernière minute pour un tournoi à Edmundston, ou quand le cejep de Rimouski a dû se désister le jour même d'un match amical avec la LILOMA par manque de voitures, Puce décide de faire l'aller-retour pour aller les chercher gratuitement. Le Nouveau-Brunswick peut difficilement trouver meilleur ambassadeur. (Éléments du texte : Jean-Sébastien Levesque, Michael Plourde et Michel Albert; Photo : Michel Albert)

mardi 22 mars 2011

Philippe St-Onge

L’aventure d’impro de Phil commence timidement à l’âge de 12 ans à l’école de St-Jacques, après quoi il se lance dans toutes les ligues qui lui sont disponibles. Dans sa carrière, Phil joue pour la LIPS (à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany), la LILOMA (à l’UMCE), la Licum (évidemment), la Ligue d’Improvisation Acadienne, la Ligue d’Improvisation Chaleur, ainsi que deux ligues à Rimouski (universitaire et estivale) où il réside maintenant.

Suite à une première participation à la Coupe universitaire en 2000 avec l’équipe d’Edmundston, il se retrouvera membre de l’équipe-étoile de l’Université de Moncton pour plusieurs années, et renoue récemment les liens avec la CUI en tant que capitaine de l’équipe des UQARiens où il amène son jeu – une mixture de haut ridicule et de concepts intelligents – à son apogée. Bien qu’il prenne sa retraite du jeu cette année pour se concentrer sur sa famille et son rôle de papa, il continue à œuvrer à la standardisation des règlements de la CUI, nécessaire à la survie du prestigieux tournoi.

Pour bon nombre de jeunes improvisateurs, il reste un bâtisseur important. Officiel des plus appréciés des jeunes comme des plus vieux à divers tournois des écoles secondaires, s’y rendant souvent à son propre compte des régions reculées du Québec, il a aussi servi d’entraîneur à l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan, équipe qui parle encore aujourd’hui de son bon cœur et de sa force d’idées. (Photo : Michel Albert)

samedi 20 mars 2010

Carolynn McNally

Ya tu qqun qui, dans les dernières années, a donné plus de temps QU'ELLE N'AVAIT PAS à l'impro? Que ce soit comme entraîneure de Shédiac ou de l'équipe-étoile de Moncton, ou comme Impromptue ou capitaine de la Chiac, et avant ça de la Licum, on aurait pas dit qu'elle écrivait une thèse de maîtrise ou ensuite un livre.

Dans tout sauf MC (haha), Carolynn a trouvé moyen de nous charmer - joueuse, entraîneure, et dernièrement arbitre - et je vais vous dire pourquoi. Elle ne se repose jamais sur ses lauriers, et elle n'accepte jamais rien sans le questionner. Voilà quelqu'un qui a véritablement AJOUTÉ au débat sur l'impro, créé de nouvelles approches et de nouveaux ateliers, et qui l'a fait basé sur la situation et sur le groupe en main au lieu de répéter ce qui ce faisait dans le passé. Pas évident d'enseigner de nouveaux trucs à un vieux chien comme Michel Albert, Bass, etc., mais elle l'a fait.

Je pense à combien de monde qui est entré en contact avec Carolynn dans les dernières années et qui a vu son improvisation changée, à ceux et celles d'AUTRES équipes qui sont venu la voir pour des conseils, et elle prend ça toujours comme son devoir de le faire. Elle est bâtisseur de jeune talent, bâtisseure de confiance, bâtisseure de culture. Parmi ses créations, notons aussi l'atelier des entraîneurs qui pourrait et devrait devenir un forum annuel.

Elle est la conscience des Impromptus, toujours à nous pousser à faire mieux et essayer autre chose. C'est une junkie à défis. La "drill sergent". Et quelqu'un qui va définitivement nous manquer l'an prochain. (Photo : Michel Albert)

vendredi 20 mars 2009

Michelle "Mimie" Levesque

Issue de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton, Mimie remporte une Coupe universitaire en 1993 avec l’équipe-étoile de l’Université de Moncton bien avant qu’elle ne devienne une force à ce tournoi, culminant en une performance incroyable à celle de ’95. Mimie était véritablement la conscience de son équipe, ramenant les pieds de ses co-équipiers à terre quand le stress, les émotions ou le ridicule s’emparait du groupe.

Après ses études, elle retourne au bercail pour devenir entraîneure de l’équipe de Campbellton, produisant des forces d’improvisation comme André Roy et Christian Essiambre. Même quand elle délaisse le comité d’impro secondaire, elle s’affaire à monter des programmes d’impro pour les élèves du niveau intermédiaire, assurant une relève qui portera l’école à plusieurs victoires à la Gougoune Dorée. Suite à une participation surprise au match-étoile du tournoi provincial, Mimie démontre que ses années loin du jeu ne lui ont pas nuis, assurant sa place parmi les légendes de l’impro au Nouveau-Brunswick.

Encore aujourd’hui, elle est responsable pour donner un amour des arts de scène à ses étudiants à travers son comité de théâtre, amour qui les porte souvent à s’inscrire en art dramatique et/ou à poursuivre le rêve d’impro à la Licum. (Photo : Invitation de mariage)

jeudi 20 mars 2008

Christian Essiambre

Dès ses débuts en improvisation, Christian Essiambre semblait être fait pour la scène. Outre son talent naturel, on pouvait remarquer un dévouement et une passion hors de l’ordinaire. Une fois arrivé à l’Université cependant, le talent de Christian explose. En plus d’attirer un public toujours croissant, il participe à plusieurs Coupes universitaires d’improvisation. Même après son départ de Moncton, il continue à s’impliquer, en tant qu’entraîneur de la Polyvalente Roland-Pépin de Campbellton et en temps que joueur pour la ligue Sprite de Montréal.

On se souviendra de Christian longtemps; son jeu physique, sa rapidité d’esprit, son talent fou, font de lui un joueur extraordinaire. Ce qui fait de lui un GRAND joueur, c’est sa passion, sa générosité, son habileté d’apprendre et de s’améliorer. Christian est devenu, en quelques années, bien plus qu’un bout en train, mais l’ambassadeur d’une nouvelle génération d’improvisateurs, aussi bien ici qu’à l’étranger. (Photo: Michel Albert)

dimanche 1 avril 2007

Frédéric Mallet

S’il y a une chose qui nous frappe davantage à mesure que nous prenons de l’âge, c’est la quantité et la qualité des amitiés que nous avons forgées ensemble sous le prétexte de faire de l’impro, tant avec les personnes avec lesquelles nous avons joué que les gens qui ont œuvré dans les coulisses pour s’assurer que nous étions disponibles à offrir le meilleur de nous mêmes à chaque fois qu’on sautait sur la patinoire. Frédéric Mallet tombe justement dans cette dernière catégorie et le fait de côtoyer cette grande personne nous rappelle constamment comment les amitiés que nous avons tissées ensemble avec l’improvisation comme toile de fond nous sont précieuses.

Fred œuvre sur la scène d’improvisation dans la province depuis plus de 10 ans. Joueur étoile au niveau secondaire, il était le capitaine de l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan qui a remporté la Gougoune Dorée en 1997, la première fois que cette dernière n’allait pas à la Edmundston. Après une année de sursis forcé, il nous est revenu en grande forme afin d’animer d’innombrable heures d’improvisation à la Licum et dans tous les coins de la province lors de tournois au niveau secondaire, nous enrichissant sans cesse avec son humour, ses expériences de vie et sa sagesse légendaire de la Péninsule Acadienne. Il a été mascotte, maître de cérémonie et spectateur à de nombreuses Coupes universitaires d’improvisation lors des 10 dernières années, portant un appui important aux équipes des Centres universitaires de Moncton et de Shippagan. Finalement, ne reculant jamais devant un défi, il est le grand responsable pour le retour de l’équipe de Shippagan dans le réseau d’improvisation secondaire il y a quelques années. C’est à titre d’entraîneur qu’il a semé les graines qui ont finalement porté fruit avec la qualification de l’équipe de Shippagan pour la Gougoune Dorée cette année.

Synonyme d’humour, de générosité (le nombre d’heures, de drives, d’hébergement, est incalculable), de joie de vivre et de courage, nul ne peut nier son apport au développement de l’improvisation dans les quatre coins de la province. (Texte : John Boucher; Photo : coll. Fred Mallet)

samedi 1 avril 2006

Geneviève "Gwen" Maltais

Gwen est entrée à la Licum comme juge de ligne, parce qu'elle n'aimait pas trop jouer - détestait ça même - mais elle voulait s'impliquer. Elle a quand même cette année-là été reconnue comme une des 3 recrues de l'année et démontré que c'était mérité à travers les années qui ont suivies. Elle est la première à se mériter le prix du Plombier de l'année, un prix qui reconnait le soutien organisationnel dans la Licum, et qui a pratiquement été créé pour elle. Elle a été coordonatrice de la Ligue dans une de ses meilleures années d'expansion, et était à la barre quand nous avons créé plusieurs projets novateurs qui sont restés longtemps avec nous : la journée-défis, le Royal Rumble et ImproMania.

De juge de ligne, elle est passé à arbitre en chef, une des rares femmes à entreprendre le rôle avec succès (mais pas la dernière). Elle était une pionière, et a arbitré à la Licum, dans le réseau secondaire et à la Coupe universitaire. Côté organisation, même chose. Elle a mis la main à la pâte dans tous ces paliers, dans l'organisation d'activités et de tournois. Elle a continué ce travail-là dans la Ligue d'improvisation Acadienne comme régisseure. Même au sein du public, son influence se fait sentir, et les joueurs d'aujourd'hui disent de Gwen : "Quand t'entend Gwen rire, tu sais que t'as fait qqchose de bon". On peut ajouter que "Quand t'entend Gwen répéter ce que tu viens de dire, tu viens de dire qqchose de cave!" (Photo: Audrey Lizotte)

jeudi 1 décembre 2005

André Roy

Joueur de longue date à la Licum et ensuite la LIA, André est peut-être mieux connu pour ses habiletés d'organisateurs. Difficile d'imaginer un coordonateur plus efficace ou dévoué, un travail qu'il a fait deux ans, proprement dit, et en collaboration avec d'autres coordonateurs plus d'une fois. André se levait souvent au beau milieu de la nuit pour travailler à l'organisation de la Coupe universitaire d'Improvisation 2004 à Moncton, un défi qu'il a su très bien relevé. N'oublions pas ses qualités de joueurs non plus : L'"Achille Talon" acadien, il a un style bien à lui, et était capitaine de l'équipe-étoile qui a remporté la CUI cette même année. La finale était, aux dires de son entraîneur Robert Gauvin, le meilleur match d'André. Comme entraîneur, il a aidé l'équipe de Campbellton gagner sa première Gougoune Dorée, et comme arbitre, il a oeuvré à la Licum et à la CUI.

Nous devons ici également mentionner ses qualités de producteurs. Combien de spectacles d'humour a-t-il organisé et fait tourner, donnant à bon nombre de nos improvisateurs la chance de faire connaître leur humour - et leurs origines en impro - au reste de la province? À travers les Maind'nez, SIGA, Les 203, Les Mardis d'Fous Rires et maintenant, de la Revue Acadiene issue de la LIA, André aide à diffuser le fait humoristique en Acadie, et promouvoie l'impro en même temps. (Photo : Audrey Lizotte)

vendredi 1 avril 2005

Daniel Albert (AKA Dr Apport)

Ayant commencé à jouer de l'impro à la Cité-des-Jeunes A.M. Sormany, Daniel Albert fait partie de l'équipe-étoile comme substitut sa seule année, mais abandonne avant la fin de son secondaire. Quand il arrive à l'Université de Moncton, son frère Michel lui offre le poste de statisticien et une légende est née. Après un an à lutter avec les non-sens de l'Apport créé par Dédé Paulin, il réinvente la formule pour la rendre plus crédible et plus juste. Son Apport est depuis devenu un standard au Nouveau-Brunswick et voit aussi de l'utilisation ailleurs. Il oeuvre également un an comme arbitre en chef dans la Licum, et revient de l'Ontario où il vit maintenant pour faire les stats de la CUI 2002 à Edmundston.

De plus, on peut le créditer avec la conception originale du site web de la Licum. Son approche était simple : Regardons ce qui se fait ailleurs en terme de sites sur l'impro, et faisons mieux et plus drôle. Ses contributions informatiques au site ont été des plus utiles et n'ont pas encore perdu leur cachet. Quand il était ici, il était tout un phénomenène : sensiblement timide dans son sarreau, et rougissant à tout coup quand il recevait une ovation à chaque fois qu'on l'annonçait. Derrière ce personnage publique se cachait un type d'une volonté peu commune, avec un professionalisme et un oeil judicieux. Également, mentionnons qu'en tant que deuxième Colon de l'Année, il nous a fait changer une farce d'un an en tradition plus de 10 ans de vieille. (Photo : Nicole Bouchard)

mercredi 1 décembre 2004

John Boucher

Toujours un joueur solide, se débrouillant bien dans toutes les catégories de notre répertoire, c'est en tant qu'entraîneur que John Boucher semble nous laisser un héritage encore plus important. Les jeunes joueurs du Sud-Est ont John en très haute estime, sans grande surprise puisqu'il est un avocat important des fondements du jeu et de la passion pour ce type d'expression. Passionné, méticuleux, intéressé et intéressant, John touche deux secteurs, celui de son jeu, qui fut toujours à la hauteur, et celui de promotteur de passion, de formatteur de joueurs, de philosophe du jeu, de bénévole dévoué, de débaucheur de jeunesse et de constance.

En terme d'accomplissements, on compte 3 participations au sein de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton, deux Coupes Richard-Therrien, deux Coupes Dr. Levesque (à la LIA), et la formation de joueurs qui ont remporté la CUI, comme Daniel Ouellet et Etienne Boivin. Il a été entraineur à Mathieu-Martin et dans la Licum, et a même fait ce travail dans le réseau des écoles anglophones. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Digiphoto, Edmundston)

Depuis : John porte encore soutien à l'impro à l'école L'Odyssée de Moncton.

jeudi 1 avril 2004

Jean-Sébastien Levesque

Jean-Sébastien Lévesque est le joueur que tout apprenti improvisateur devrait prendre comme modèle. Depuis 1994, le chemin parcouru par Bass est impressionnant et inspirant, se culminant par son excellence au sein de l'équipe gagnante de la CUI 2004, le respect incalculable de ses plus anciens compatriotes et l'adulation de la génération présente et celle à venir, car Jean-Sébastien ne fut pas instantanément le joueur qu'il est aujourd'hui. De ses timides débuts au sein de l'équipe des Blancs, on se souvient de l'élève assidu prêt à mettre en pratique conseils et révélations auto-produites dans le but avoué de servir le spectacle avant tout. Il sort de son cocon en 1996 en gagnant les prix du joueur le plus étoilé, le plus sympathique et le plus amélioré au terme d'une saison où il a dû assumer presque seule la participation de l'équipe des Blancs. Il participe en 1997 à sa première Coupe universitaire d'impro à l'UQAM et doit patienter jusqu'à la coupe de 2004 pour graver son nom sur le précieux trophée, dans la foulée de ses titres acquis de Joueur le plus utile du Tournoi, Choix du public et Joueur le plus étoilé.

On retient plusieurs choses de Bass comme joueur : son exécution précise, son attention aux détails, son humour aiguisée et sa compréhension exhaustive de ce qui marche dans notre sport. Et la passion... Joueur généreux mais ferme, il ne joue pas pour satisfaire son ego, ni pour recevoir les adulations qui lui sont dues. Il sert une seule cause, celle du spectacle, avec une humilité étonnante pour un joueur de sa qualité. Ne reculant devant rien, ne refusant jamais, il a gravi les échelons et termine son illustre carrière universitaire au paroxysme de son talent. Et pour prouver sans aucun doute l'appréciation que nous portons à Bass, il est accueilli à sa première minute d'éligibilité au sein du Temple de la renommée de l'improvisation de la Licum. Heureusement, nous avons ensuite pus le voir à l'oeuvre au sein de la Ligue d'Improvisation Acadienne et à l'intérieur du Spectacle d'improvisation Modifié. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Michel Albert)

Depuis: Bass s'est joint à la troupe d'improvisation exploratoire Les Impromptus, et s'est empressé de changer la façon dont on voit l'impro.

samedi 1 novembre 2003

Mireille Blanchard

Mireille Blanchard a excellé à tous les niveaux où elle a joué. Dès ses prouesses à l'école secondaire, on savait tout de suite que cette jolie blonde au regard déconcertant et à la naïveté désarmante laisserait sa marque sur notre sport. Joueuse instinctive au plus haut point et dotée d'une présence sur scène et d'une capacité à puncher avec ses plus aptes contemporains, Mireille fut acclamée à ses cinq Coupes universitaires d'impro comme une grande joueuse, gagnant à St-Boniface le prix de la meilleur moyenne en 1998 et passant à un cheveu de rapporter le prix de la joueuse la plus CUI à Laval en 2000 (prix qu'elle aurait largement mérité). Gagnante du prix de la joueuse la plus utile de la Licum à une reprise, son jeu était tellement apprécié de ses pairs que Michel Albert, doyen de la ligue, s'est même permi de lui remettre un Phelps® soulignant l'ensemble de sa carrière. Déjà gagnante du Royal Rumble, Mireille se démarque des autres joueuses de ce sport par son franc parler et ses personnages "gros comme le bras", comparativement aux personnages plus discrets et raffinés des autres improvisatrices. Charmante, attachante et drôle, on la revoit sur les planches au sein de la Ligue acadienne d'improvisation, où elle est sans équivoque une préférée de la foule.

Elle fut et est toujours la première présidente de l'Association des anciens improvisateurs (trices) universitaires du Nouveau-Brunswick (Anciunb), qui veille à la sauvegarde de notre sport, et fut instrementale à sa création, et à l'établissement de ses diverses activités, dont la Ligue d'Improvisation Acadienne. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : André-Claude Paulin)

mardi 1 avril 2003

André Alan Phelps®

André Alan Phelps®, arbitre-adjoint de la Licum entre 1992 et 1994 est responsable pour non seulement avoir révolutionné le rôle du juge de ligne d'impro au Nouveau-Brunswick, mais aussi à l'échelle nationale grâce à deux participations à la Coupe universitaire d'Improvisation. Son personage de scène était le plus efficace de ces premiers efforts de présenter le rôle d'adjoint à un pied d'égalité avec les autres improvisateurs en jeu. Les équipes à la CUI demandaient même d'être de son côté à cause de l'inspiration qu'elles tiraient de sa performance. Même si une impro était platte, on pouvait toujours se tourner vers André pour un divertissement subtil.

Mais sa contribution ne s'arrête pas là. Depuis la CUI 93 à Moncton, où il a créé une série d'oeuvres visuelles en guise de prix de fin de tournoi, Phelps® a fait les prix de fin d'année de la Licum. Pour 10 ans (son plan d'un début), il a créé gravures, céramiques et peintures pour la Ligue, et ce, même après avoir lancé sa carrière professionnelle dans le monde de l'art canadien. Ses oeuvres sont prisées des improvisateurs, et les prix de la Licum seront à jamais les Phelps®, même si fabriqués par quelqu'un d'autre, l'Oscar de l'impro. (Photo : Michel Thibodeau)

dimanche 1 décembre 2002

Samuel Chiasson

Chaque époque est marquée par quelques excellents joueurs d’impro, mais il y en a toujours un qui ressort plus que les autres. La deuxième moitié des années 90 fut marquée par Samuel Chiasson. Joueur dominant de la Licum pendant 5 saisons, il fut membre de l’équipe-étoile à 5 reprises, étant son capitaine à la CUI Ottawa en 1999. Les honneurs individuels décernés à Samuel sont nombreux, ne se limitant pas à : 3 fois Joueur le plus utile de la Licum, Recrue de l’année de la Licum en 1995-96, 2 fois Joueur le plus étoilé de la Licum. Il s’est également fait remarquer aux CUIs : Joueur le plus CUI à UQAM en 1997 et Choix du public (ex æquo avec Réjean Claveau) à la CUI St-Boniface en 1998.

Pourquoi Samuel était si dominant? C’est grâce à sa grande polyvalence, son désir d’aller plus loin, mais avant tout, son amour pour l’improvisation. Malgré tous les honneurs individuels qu’il a reçus, Samuel était avant tout un joueur d’équipe. Ceux et celles qui ont eu la chance d’être ses co-équipiers sont devenus de meilleurs improvisateurs. L’amour que Samuel a pour l’impro se voit dans sa présence à de nombreux tournois secondaires, en tant qu’officiel ou pour donner des ateliers. Il fait de même pour la Licum. Samuel est également un des membres fondateurs de l’ANCIUNB - Association des anciens improvisateurs universitaires du Nouveau-Brunswick et, au grand plaisir de tous, est revenu au jeu dans la Ligue d’improvisation acadienne (L.I.A.) où il pourra continuer à en mettre plein la vue au public qui aura la chance de le voir à l’œuvre. (Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Mélanie Roy)

lundi 1 avril 2002

Yves Doucet

La génération présente le connaît davantage comme entraîneur, mais il a laissé sa marque en tant que joueur également, portant le "C" pour l'Université de Moncton à la CUI de Sherbrooke et la gagnant deux ans auparavant à celle de Moncton en 1993. Il est la définition même du joueur généreux, respectueux et intelligent. Son verbatim impressionnant en faisait une machine à rimer et son imagination et jeu posé ont fait de lui un des joueurs les plus agréables à côtoyer et à affronter. Sa générosité se poursuit même hors de l'arène, puisqu'il a pris le temps d'entraîner l'équipe de l'école secondaire de Shédiac (Louis-J.-Robichaud) qui, sous sa tutelle, a su progresser de façon exponentielle. Son seul semestre en charge de celle de l'École secondaire Nipisiguit à Bathurst a laissé sa marque sur des joueurs tels que Geneviève Arseneau et Alain Degrâce. Il a été l'entraîneur chéri de l'équipe-étoile de l'Université de Moncton en 2001 et 2002 et a déjà été juge à la CUI, en plus d'arbitre à des tournois secondaires et à la CUI.

Il fait partie du sport pour les bonnes raisons et le respect qu'il inspire est totalement justifié, respect qu'il n'a pas commandé, mais tout bonnement mérité et ça en impro, c'est la forme la plus sincère de respect. (Texte : Samuel Chiasson; Photo : Mélanie Roy)

Depuis : Membre fondateur de la Ligue d'Improvisation Acadienne.

samedi 1 décembre 2001

Michel Hédou

Michel Hédou a été instrumental au développement de l'impro dans le Nord-Ouest. Il a d'abord joué au CUSLM (aux débuts de la LILOMA en 1985, performant dans le premier improvisathon de 50 heures) et par la suite, avec l'équipe de Moncton, il a remporté la Coupe universitaire d'Improvisation en 1990. Il est d'ailleurs le seul improvisateur du Nord-Ouest à avoir son nom sur la Coupe. Ses accomplissements ne s'arrêtent pas là. Il a été coach à la CDJ de 1991 à 1995, gagnant la gougoune Dorée à chaque année. De plus, c'est sous sa tutelle que l'équipe de la CDJ a reconquéri la Gougoune en 2001 (après plusieurs autres années à l'entrainement de l'équipe). Pour la Gougoune édition 1995 présentée à Edmundston, Michel a voulu inviter des équipes qui, ordinairement, ne faisaient pas parti du circuit d'impro secondaire. Résultat : Pour la première fois depuis le début du tournoi, l'apparition d'une équipe de Grand-Sault et une d'équipe de St-Jean N.-B. De plus, c'était la première Gougoune à laquelle l'équipe de Mathieu-Martin participait. Depuis, les équipes de Dieppe et de Grand-Sault sont des réguliers aux tournois secondaires. L'effet boule-de-neige a fait en sorte que St-Léonard, Shédiac et plusieurs autres se sont ajoutées comme participantes régulières aux tournois secondaires. Ça c'est du développement!!

C'est le genre de gars qui sait donner confiance à ses joueurs, qui va chercher leur 100%. Plus important encore, t'aimes jouer de l'impro quand t'as Michel comme coach! S'il y a un conseil que Michel a donné et dont ses joueurs se souviennent pour toujours, c'est : "T'as pas besoin d'être moteur pour gagner l'impro." Il appuyait ce commentaire avec son propre exemple de l'impro où il n'a pas pu placer un mot sauf à la fin où il a dit : "Maman, tu parles trop!" Sifflet. Moncton gagne l'impro. Le oui-oui-dire, là était sa force et la philosophie sur laquelle il insistait dans ses équipes. (Texte : Marc-André Castonguay; Photo : Sears)

Depuis : A entraîné plusieurs équipes gagnantes de la Gougoune Dorée, et une équipe gagnante aux Jeux de la Francophonie.

dimanche 1 avril 2001

Marc Degrâce

Que dire de Marc Degrâce? Il fut le premier membre de la défunte Ligue d'improvisation de la péninsule acadienne (LIPA) à comprendre les principes de l'improvisation. Sa générosité légendaire lui a valu des éloges de tout ceux qui ont joué à ses côtés comme en face de lui. Il a joué à la CUI de 1987 à 1990, soit deux ans avec le Centre universitaire de Shippagan et deux ans à l'UdeM. D'ailleurs, il fut une pièce instrumentale de la machine à gags de l'UdeM qui remporta la Coupe en 1990 à Montréal, en gagnant plusieurs impros cruciales en fin de match et tout au long du tournoi. Qui peut oublier ses deux dernières impros en carrière à la CUI lors de la finale, qu'il remporta, aidant à effacer un déficit de 5 à 3. Marc n'intimidait personne, mais en deux temps trois mouvements, il avait placé l'équipe adverse, la foule et les officiels dans sa poche, car la plus grande difficulté de jouer contre et avec Marc était de garder son sérieux. Il détient un record qui sera difficilement égalé, celui d'avoir remporter 19 impros sur 21 lors d'un tournoi.

Marc a également donné de son temps à l'impro après sa retraite, comme MC de la Licum en 1990-1991. Il a aussi aidé de nombreux jeunes à se développer avec ses judicieux conseils qui étaient aussi justes et généreux que son jeu. Ah oui! Marc fut le seul véritable "goon" de l'impro! Après une défaite du CUS en supplémentaire lors de la demi-finale 1988, Marc aggripa un joueur de Montréal par les cheveux et lui "sacra une bonne taloche" pour ne pas dire "un bon coup de poing su la yeule" parce que l'Université de Montréal, qui avait perdu contre le CUS en ronde préliminaire avait décidé de voter en bloc pour Trois-Rivières. Dix joueurs de Montréal, sans même avoir assisté à l'impro décisive, se sont prononcés en faveur de Trois-Rivières. Shippagan perd donc l'impro de 4 votes, empêchant l'équipe de la péninsule d'avancer en finale. Cette injustice fut règlée par Marc, donnant naissance à la légende vérifiable de "Viens icitte mes grands ch'veux!" (Texte par Robert Gauvin; Photo de la coll. Michel Hédou)